Isolation des murs creux : ce qu'il faut savoir en 2025

Isolation des murs creux : ce qu’il faut savoir en 2025

On entend souvent parler ces dernières d’amélioration de l’efficacité énergétique de nos logements. Et comme on ne peut pas compter uniquement sur les avancées technologiques des systèmes de chauffage, l’isolation constitue forcément un enjeu important. Et sur ce point, on pense avant tout aux combles et aux murs puisqu’ils sont les principaux responsables des déperditions de chaleur. Pour cet article, nous allons nous concentrer sur l’isolation des murs creux afin que vous ayez toutes les clés avant de vous lancer.

Qu’est-ce qu’un mur creux et pourquoi pose-t-il problème ?

Avant de nous demander ce qu’est une isolation efficace des murs creux, il faut d’abord s’accorder sur la terminologie employée. Dans son sens le plus largement accepté, un mur creux est un mur qui dispose de deux parois distinctes. C’est pourquoi d’ailleurs, on l’appelle aussi “mur à double paroi”. On a ainsi un mur extérieur (qui est souvent fabriqué en briques ou en parpaings) et un mur intérieur (généralement en plâtre) qui sont séparés par un espace vide relativement important. 

C’est le fameux “creux” qui pose problème lorsqu’on cherche à optimiser l’isolation de sa maison. Car s’il est vrai que cela peut être utile pour empêcher l’humidité de traverser la façade extérieure, cet espace ne contient aucun isolant. Résultat : il agit comme un pont thermique, ce qui fait que la chaleur s’échappera plus facilement en hiver. C’est aussi embêtant en été puisque la chaleur extérieure pénètrera également plus aisément. 

Vous l’aurez compris : si votre habitation possède des murs creux, vous avez tout intérêt à les isoler. Intéressons-nous par conséquent aux méthodes isolantes qui sont les plus efficaces en 2025.

Quelles sont les méthodes d’isolation de murs creux efficaces en 2025 ?

Vous vous doutez que pour isoler un mur creux, on ne va démolir toute une paroi pour placer l’isolant. C’est bien sûr possible techniquement, mais cela serait trop intrusif et trop coûteux. C’est pourquoi on va plutôt injecter des matériaux isolants à l’intérieur grâce à l’insufflation. C’est-à-dire que l’on va soit utiliser un tuyau si les murs sont accessibles par le haut, soit une buse en perçant au préalable les murs avec des petits trous. Dans les deux cas, c’est assez peu invasif et cela ne demande donc pas de travaux importants.

Notez que dans son principe, l’isolation insufflée est identique à celle soufflée (= isolation par soufflage). C’est simplement que cette dernière s’emploie dans des espaces plus volumineux (les combles), mais il y a toujours l’idée de combler l’espace vide à l’aide de matériaux isolants. C’est justement d’eux dont nous allons parler plus en détail dès maintenant.

L’injection de billes de polystyrène expansé (GRANUBLOW)

Connues sous le nom de “GRANUBLOW”, les billes de polystyrène expansé sont très populaires à l’heure actuelle. Il faut dire qu’elles sont relativement peu onéreuses et qu’elles permettent de remplir l’espace de façon parfaitement homogène. C’est pourquoi elles constituent un excellent isolant thermique et se paient en plus le luxe de s’adapter à toutes les normes environnementales grâce à leur bonne durabilité. Elles sont en effet résistantes à l’humidité et imputrescibles, ce qui est particulièrement recherché.

L’injection de ouate de cellulose

On continue avec un autre isolant écologique et ayant un bon rapport qualité/prix : la ouate de cellulose. Directement issue du recyclage de papier, ses propriétés isolantes n’ont rien à envier aux billes de polystyrène expansé (conductivité aux alentours de 0,038 W/m.K). Elle dispose en outre d’une bonne tenue dans le temps et résiste bien face au feu. Par contre, elle n’est pas vraiment optimale dans les régions humides étant donné qu’elle est relativement sensible à l’humidité.

L’injection de laine de roche

On finit avec un dernier isolant très connu : la laine de roche. Il s’agit d’un isolant minéral qui est fabriqué à partir de roches volcaniques et que l’on associe souvent à la laine de verre. Se présentant sous la forme de flocons, la laine de roche est très facile à poser. Et comme son prix est le plus bas en moyenne, elle est parfaite pour les ménages à petit budget. 

Son principal défaut n’est pas à chercher au niveau de la conductivité thermique (qui varie aussi autour de 0,038 W/m.K), mais de l’aspect écologique. En effet, sa fabrication nécessite beaucoup d’énergie grise et elle ne peut pas non plus être recyclée. Ainsi, si l’écologie compte pour vous, privilégiez un des isolants du dessus.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut