Bois Autoclavé

Bois Autoclavé : le guide complet 2026 (Avantages, Prix & Entretien)

Le bois autoclavé classe 4 est un bois traité sous pression pour devenir imputrescible, avec un prix de 15 à 25€ par m² pour les lames de terrasse et une durée de vie supérieure à 15 ans sans entretien obligatoire. Hier sur un chantier à Carquefou, j’ai croisé Sylvain qui venait de démonter sa terrasse en pin autoclavé posée 18 ans plus tôt. Les lames étaient toujours impeccables structurellement, aucune pourriture, juste grises patinées. Il m’a avoué qu’il n’avait strictement rien fait dessus pendant presque deux décennies, même pas un coup de saturateur. Le bois avait tenu sa promesse d’imputrescibilité totale.

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Qu’est-ce que le traitement autoclave et comment ça marche ?

Le traitement autoclave consiste à injecter en profondeur dans le bois un produit de préservation contenant des fongicides et des insecticides. Ce procédé industriel transforme des essences naturellement peu durables comme le pin sylvestre ou le pin maritime en bois imputrescibles capables de résister pendant des décennies aux agressions extérieures.

Le bois est placé dans un grand cylindre hermétique de 2 mètres de diamètre environ, l’autoclave, qui fonctionne comme une cocotte-minute géante. Le processus se déroule en plusieurs phases précises pour garantir une imprégnation optimale du produit protecteur.

La première étape consiste à créer un vide total dans l’autoclave. On retire complètement l’air présent dans le cylindre et surtout dans les cellules du bois. Cette mise sous vide extrait également une partie de l’eau contenue naturellement dans le bois. Sans cette étape, le produit de traitement ne pourrait pas pénétrer correctement.

Ensuite, l’autoclave est rempli avec la solution de préservation, généralement composée de sels de cuivre qui donnent cette teinte verte caractéristique au bois traité. On applique alors une pression très forte, jusqu’à 13 bars, pour forcer le produit à pénétrer au cœur même du bois et non pas seulement en surface.

Le bois reste sous pression pendant plusieurs heures selon l’essence et l’épaisseur des pièces. Le pin sylvestre, très perméable, absorbe facilement le produit sur toute son épaisseur. À l’inverse, l’épicéa n’accepte le traitement que sur 3 à 4 mm de profondeur maximum, ce qui limite son utilisation en extérieur.

Après le traitement, on relâche progressivement la pression et on vide l’autoclave. Le bois ressort vert, marron ou même noir selon les pigments ajoutés au produit de traitement. Il doit ensuite sécher pendant plusieurs semaines avant d’être mis en vente ou utilisé sur un chantier.

La qualité du traitement dépend de deux paramètres essentiels mesurés selon la norme CTB-B+ : la pénétration et la rétention. La pénétration indique sur quelle profondeur le produit a imprégné le bois, avec des niveaux notés de NP1 à NP5. La rétention mesure la quantité de matière active fixée par mètre cube de bois.

Pour obtenir une vraie classe 4, le bois doit avoir une pénétration minimale dans tout l’aubier et une rétention suffisante pour résister au contact permanent avec le sol et l’eau. Le pin maritime et le pin sylvestre répondent parfaitement à ces exigences, contrairement à d’autres résineux moins perméables.

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Quelle différence entre classe 3 et classe 4 pour le bois autoclavé ?

La classification européenne des bois distingue 5 classes d’emploi selon leur résistance à l’humidité et aux attaques biologiques. Cette norme détermine dans quelles conditions vous pouvez utiliser chaque type de bois sans risquer une dégradation prématurée. Comprendre ces classes vous évite de grosses erreurs de choix.

Un bois classe 3 peut être utilisé en extérieur mais uniquement hors sol. Il supporte l’humidification occasionnelle par la pluie à condition de pouvoir sécher complètement entre deux averses. Typiquement, un bardage vertical posé sur une façade ventilée fonctionne parfaitement en classe 3 car l’eau ruisselle et ne stagne jamais.

À l’inverse, un bois classe 4 résiste au contact permanent avec le sol ou l’eau douce. Les lames de terrasse, les poteaux de clôture enfoncés en terre, les poutres de pergola scellées dans le béton, toutes ces applications nécessitent absolument un bois classe 4. Avec une classe 3, vous auriez de la pourriture au bout de 3 à 5 ans maximum.

Le traitement autoclave permet justement de faire passer un pin sylvestre de sa classe d’origine 3 vers la classe 4. Sans traitement, ce bois pourrit rapidement au contact du sol. Avec un autoclave correctement réalisé, il tient facilement 15 à 25 ans même en conditions difficiles.

La différence de prix entre classe 3 et classe 4 reste modérée, généralement 2 à 4€ par m² de plus pour la classe 4. Sur une terrasse de 30 m², ça représente 60 à 120€ d’écart, ce qui ne justifie vraiment pas de prendre le risque d’un bois sous-dimensionné pour l’usage prévu.

Attention aux arnaques, certains vendeurs peu scrupuleux proposent du bois traité « classe 3+ » ou « renforcé » qui n’existe pas dans la norme. Soit c’est classe 3, soit c’est classe 4, il n’y a pas de demi-mesure. Exigez toujours la certification CTB-B+ qui garantit la conformité du traitement.

Pour un bardage standard bien ventilé, la classe 3 suffit amplement et vous fera économiser quelques euros. Pour tout ce qui touche le sol, stagne dans l’eau ou reste humide longtemps, la classe 4 s’impose sans discussion. Ne cherchez pas à faire des économies de bout de chandelle sur ce point précis.

Le traitement autoclave classe 4 SP (Super Protection) va encore plus loin avec une rétention renforcée qui prolonge la durée de vie au-delà de 15 ans garantis. Ce traitement coûte 10 à 15% plus cher mais se justifie pour les ouvrages structurels importants comme les retenues de terre ou les fondations de constructions en bois.

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Quels sont les vrais avantages du bois autoclavé classe 4 ?

Le principal atout du bois autoclavé, c’est évidemment sa résistance exceptionnelle à la pourriture. Les champignons lignivores qui décomposent normalement le bois en quelques années ne peuvent pas s’attaquer à un bois correctement traité. Vous êtes tranquille pendant au minimum 15 ans, souvent beaucoup plus.

La protection contre les insectes xylophages représente un autre avantage majeur, surtout dans la moitié sud de la France où les termites font des ravages. Un bois autoclavé classe 4 résiste parfaitement à ces insectes voraces qui peuvent détruire une charpente non traitée en quelques années seulement.

Le rapport qualité-prix du pin autoclavé reste imbattable comparé aux bois exotiques. Une lame de terrasse en ipé ou cumaru coûte 60 à 100€ le m² contre 15 à 25€ pour du pin autoclavé classe 4. Pour une terrasse de 40 m², l’écart atteint facilement 2 000 à 3 000€, c’est loin d’être négligeable.

L’entretien minimal constitue un énorme avantage pratique. D’un point de vue structurel, le bois ne nécessite strictement aucun entretien pendant toute sa durée de vie. Pas besoin de traiter, de lasurer ou de repeindre pour maintenir sa résistance. Il tient tout seul.

La facilité de mise en œuvre séduit aussi beaucoup de bricoleurs. Le pin autoclavé se travaille exactement comme du bois brut : il se scie, se perce, se visse sans difficulté particulière. Vous n’avez pas besoin d’outils spéciaux ou de compétences pointues pour l’installer vous-même.

La disponibilité immédiate dans tous les négoces de matériaux simplifie l’approvisionnement. Leroy Merlin, Castorama, Point P, Gedimat, tous les enseignes proposent du pin autoclavé en stock permanent. Vous trouvez vos lames le jour même sans attendre une commande spéciale de bois exotique.

L’aspect écologique s’améliore aussi. Les nouveaux produits de traitement ne contiennent plus d’arsenic ni de chrome hexavalent, contrairement aux anciennes formulations. Les sels de cuivre utilisés aujourd’hui présentent une toxicité beaucoup plus faible pour l’environnement.

La garantie décennale contre la pourriture offerte par les fabricants sérieux vous protège financièrement. Si le bois pourrit avant 10 ans alors que vous l’avez utilisé dans les conditions prévues, le fabricant remplace gratuitement les pièces défectueuses.

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Mais quels sont les inconvénients à connaître avant d’acheter ?

Le grisaillement naturel du bois autoclavé rebute certains propriétaires attachés à l’esthétique. En quelques mois, la teinte verte ou brune vire au gris argenté sous l’effet des UV et des intempéries. Ce phénomène n’altère pas la résistance mais change complètement l’aspect visuel de votre terrasse ou bardage.

Les fentes et fissures apparaissent inévitablement sur le bois autoclavé exposé aux variations d’humidité. Le bois gonfle quand il pleut, se rétracte par temps sec. Ces mouvements créent des gerces plus ou moins profondes selon les pièces. Rassurez-vous, ça ne compromet pas la solidité structurelle.

Le lessivage du produit de traitement pose problème les premiers mois. Quand il pleut sur une terrasse neuve en pin autoclavé, l’eau de ruissellement prend une teinte légèrement verdâtre à cause des sels de cuivre qui migrent en surface. Ce phénomène s’estompe progressivement mais peut tacher les dalles de contour ou les joints de piscine.

La qualité très variable selon les lots et les fabricants constitue un vrai souci. Certains traitements restent superficiels avec seulement 3 à 4 mm de pénétration au lieu des 20 à 30 mm nécessaires pour une vraie classe 4. Vérifiez toujours la certification CTB-B+ avant d’acheter.

L’impossibilité de peindre ou lasurer immédiatement après la pose frustre ceux qui veulent conserver la couleur d’origine. Il faut attendre 6 mois à 1 an que les sels du traitement se résorbent complètement, sinon la peinture n’accroche pas et cloque rapidement. Pour des conseils sur le choix des matériaux extérieurs, consultez notre guide sur le choix des matières pour le mobilier de jardin.

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Combien coûte le bois autoclavé en 2026 selon les formats ?

Les lames de terrasse en pin autoclavé classe 4 représentent l’application la plus courante. Comptez 15 à 25€ par m² pour des lames standards de 27 mm d’épaisseur et 145 mm de largeur. Une terrasse de 30 m² vous revient donc à 450 à 750€ en fournitures seules, hors lambourdes et visserie.

Les poteaux carrés autoclavés classe 4 varient fortement selon les dimensions. Un poteau de 70×70 mm en longueur 2,40 m coûte 8 à 12€ l’unité. Les gros poteaux de 120×120 mm montent à 25 à 35€ pièce. Pour une clôture de 20 mètres avec des poteaux tous les 2 mètres, prévoyez 80 à 350€ selon les sections choisies.

Les planches autoclavées pour bardage ou voligeage se vendent entre 18 et 28€ le m² selon l’épaisseur. Une planche de 22×150 mm coûte environ 5 à 7€ le mètre linéaire. Sur 80 m² de bardage, vous en avez pour 1 440 à 2 240€ de matériau brut.

Les tasseaux et chevrons autoclavés classe 4 affichent des prix très accessibles. Un tasseau de 45×45 mm en 2,40 m se négocie à 3 à 5€ l’unité. Les chevrons de 63×75 mm montent à 6 à 9€ pièce. Pour une structure de pergola, comptez 150 à 300€ de bois de charpente.

Les lambourdes pour terrasse représentent un poste souvent sous-estimé. Il faut prévoir des lambourdes de 45×70 mm minimum espacées de 40 cm maximum. Comptez 4 à 7€ le mètre linéaire, soit 180 à 320€ pour une terrasse de 30 m² avec 50 mètres linéaires de lambourdes.

Les accessoires et visserie gonflent la facture finale. Les vis inox pour terrasse coûtent 15 à 25€ les 200 pièces. Les clips de fixation invisibles reviennent à 35 à 50€ les 50 unités. Le saturateur pour protéger esthétiquement le bois vaut 25 à 40€ le litre pour 8 à 12 m².

Globalement, pour une terrasse complète de 30 m² posée soi-même, budgétez 1 200 à 1 800€ tout compris avec lames, lambourdes, visserie, cales, produit de coupe et première couche de saturateur. Si vous faites poser par un pro, ajoutez 800 à 1 500€ de main-d’œuvre.

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Comment choisir du bois autoclavé de qualité ?

La certification CTB-B+ reste le critère numéro un pour garantir la qualité du traitement. Ce label officiel certifie que le bois a bien reçu la bonne quantité de produit et la bonne profondeur de pénétration pour atteindre la classe 4 annoncée. N’achetez jamais du bois autoclavé sans cette certification.

L’origine du bois influence directement sa densité et sa réaction au traitement. Le pin sylvestre du nord de l’Europe pousse lentement dans le froid, ce qui donne un bois plus dense et plus résistant mécaniquement que le pin maritime français. Les cernes de croissance serrés témoignent d’une croissance lente et d’une meilleure qualité.

La profondeur d’imprégnation se vérifie en regardant les extrémités des pièces. Sur une lame de terrasse de bonne qualité, vous devez voir la couleur verte du traitement sur au moins 15 à 20 mm de profondeur. Si seuls 3 ou 4 mm sont colorés, le traitement reste superficiel et ne tiendra pas la durée annoncée.

L’absence d’aubier excessif garantit une meilleure homogénéité du traitement. L’aubier, cette partie claire en périphérie du tronc, accepte facilement le produit. Le duramen, le cœur brun, reste plus difficile à imprégner. Un bois avec trop d’aubier présente des variations de teinte importantes et des zones moins bien protégées.

Le séchage correct avant traitement conditionne l’efficacité de l’autoclave. Un bois trop humide ne peut pas absorber suffisamment de produit car l’eau occupe déjà les cellules. Vérifiez que le fabricant indique un taux d’humidité avant traitement inférieur à 25%.

La fraîcheur du traitement compte aussi. Un bois autoclavé stocké plusieurs années en extérieur perd progressivement une partie de son efficacité par lessivage naturel. Privilégiez du bois traité récemment, dans les 6 à 12 mois précédant votre achat.

La régularité des dimensions facilite grandement la pose. Des lames avec des variations de largeur de 2 ou 3 mm d’une pièce à l’autre compliquent l’alignement et donnent un résultat final moins soigné. Les bons fabricants garantissent une tolérance inférieure à 1 mm.

Le prix ne doit pas être le seul critère de choix. Du bois autoclavé vendu 30% moins cher que la moyenne cache forcément quelque chose : traitement insuffisant, bois de mauvaise qualité, dimensions non conformes. Visez le milieu de gamme plutôt que le premier prix bas de gamme.

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Quel entretien prévoir pour du bois autoclavé ?

D’un point de vue structurel, le bois autoclavé classe 4 ne nécessite absolument aucun entretien pendant toute sa durée de vie. Le traitement en profondeur le protège définitivement contre la pourriture et les insectes. Vous pouvez ne rien faire pendant 20 ans, il tiendra quand même sans problème.

L’entretien esthétique reste optionnel mais conseillé si vous voulez conserver l’aspect d’origine du bois. Sans aucun traitement, votre terrasse verte ou brune deviendra complètement grise en 6 à 18 mois selon l’exposition au soleil et à la pluie. Ce grisaillement n’affecte que les 2 ou 3 mm superficiels.

L’application d’un saturateur tous les 1 à 3 ans préserve la couleur initiale et limite les fentes. Le saturateur est un produit qui pénètre dans le bois pour le nourrir et le stabiliser, contrairement à une lasure qui forme un film en surface. Comptez 1 litre pour 8 à 12 m² et un budget de 25 à 40€ le litre.

Le bon moment pour appliquer le saturateur se situe 6 mois minimum après la pose. Le bois neuf exsude encore des résidus du traitement autoclave qui empêchent le saturateur de pénétrer correctement. Si vous saturez trop tôt, vous aurez des zones qui n’accrochent pas et des taches irrégulières disgracieuses.

Le nettoyage haute pression s’impose avant chaque nouvelle application de saturateur. Un simple jet d’eau ne suffit pas pour enlever la saleté incrustée, les algues et la couche grise superficielle. Utilisez un nettoyeur à 100-120 bars maximum, pas plus, sinon vous abîmez les fibres du bois.

Les produits dégrisants redonnent temporairement l’aspect d’origine au bois grisé. Ce sont généralement des acides doux qui dissolvent la couche grise superficielle et font ressortir la couleur naturelle. Appliquez le dégriseur, laissez agir 15 minutes, rincez abondamment, laissez sécher 48 heures, puis saturez.

Le traitement des coupes fraîches devient obligatoire si vous recoupez du bois autoclavé. Le cœur du pin n’est pas toujours complètement imprégné, donc chaque coupe expose du bois non traité. Appliquez immédiatement un produit de coupe spécial classe 4 qui contient les mêmes actifs que le traitement d’origine.

La fréquence d’entretien varie énormément selon l’exposition. Une terrasse plein sud très ensoleillée nécessite un saturateur tous les ans pour rester belle. Un bardage nord protégé par un débord de toit peut se contenter d’un passage tous les 3 ou 4 ans. Adaptez votre rythme selon l’état visuel du bois.

Quelles utilisations possibles pour le bois autoclavé classe 4 ?

Les terrasses représentent l’usage le plus répandu du bois autoclavé classe 4. Les lames supportent parfaitement le piétinement, le contact avec l’eau de pluie ou les projections de piscine. Une terrasse en pin autoclavé correctement réalisée tient facilement 15 à 20 ans sans problème structurel.

Les clôtures et portillons profitent également de la résistance du bois autoclavé. Les poteaux enfoncés dans le sol pourrissent en 3 à 5 ans s’ils ne sont pas traités classe 4. Avec l’autoclave, vous êtes tranquille pour 15 ans minimum. Les lices horizontales, les planches verticales, tout peut se faire en classe 4.

Les pergolas et auvents nécessitent du bois classe 4 pour les poteaux en contact avec le sol. Les poutres horizontales qui restent hors sol peuvent se contenter d’une classe 3, mais autant tout faire en classe 4 par cohérence et pour éviter les mauvaises surprises.

Les abris de jardin en kit utilisent massivement du pin autoclavé classe 4 pour l’ossature au sol. Les madriers muraux peuvent être en classe 3, mais les pièces de solivage qui touchent la dalle béton doivent impérativement être en classe 4 pour éviter que l’humidité remontante ne les pourrisse.

Les retenues de terre et bordures de jardin tirent profit de la résistance au contact permanent avec le sol humide. Des planches épaisses de 35 ou 45 mm bien étayées retiennent plusieurs mètres cubes de terre sans problème. J’ai vu des retenues en pin autoclavé de 15 ans d’âge encore parfaitement saines.

Les poteaux de portail et de boîte aux lettres doivent être en classe 4 s’ils sont scellés dans le béton. Le contact permanent avec l’humidité du béton attaque rapidement un bois non traité. Même scellé, préférez quand même mettre une couche de gravier drainant au fond du trou.

Les jeux pour enfants comme les portiques de balançoire, les tours de jeu ou les bacs à sable se font couramment en pin autoclavé. La certification CTB-B+ garantit l’absence de substances dangereuses pour les enfants. Les anciennes formulations avec arsenic sont interdites depuis longtemps.

Les margelles de piscine hors-sol et les plages nécessitent absolument du bois classe 4. Le contact régulier avec l’eau chlorée, les projections constantes, l’humidité permanente, tout concourt à détruire rapidement un bois mal protégé. Le pin autoclavé résiste parfaitement à ces conditions extrêmes. Vous pouvez aussi consulter notre article sur le dosage du chlore choc en piscine pour l’entretien de votre bassin.

Quelles erreurs éviter avec le bois autoclavé ?

Sceller directement les poteaux dans le béton sans drainage représente l’erreur la plus fréquente. Même avec un bois classe 4, l’eau stagne au fond du trou bétonné et accélère la dégradation. Mettez toujours 15 à 20 cm de gravier au fond avant de couler le béton, ça permet à l’eau de s’évacuer.

Oublier le produit de coupe après avoir scié du bois autoclavé expose du bois non traité à la pourriture. Chaque découpe enlève le traitement et laisse le cœur du bois à nu. Appliquez immédiatement au pinceau un produit de coupe classe 4 vendu spécialement pour cet usage.

Poser les lames de terrasse sans respecter l’espacement de dilatation crée des déformations. Le bois gonfle et se rétracte avec les variations d’humidité. Laissez 5 à 7 mm d’écart entre chaque lame et 10 mm en bout contre un mur. Sans ce jeu, les lames gondolent et se soulèvent.

Visser avec de la visserie basique non inoxydable provoque des coulures de rouille disgracieuses en quelques mois. Les sels de cuivre du traitement autoclavé accélèrent la corrosion du métal ordinaire. Utilisez exclusivement des vis inox A2 ou A4 pour tous les assemblages extérieurs.

Saturer trop tôt après la pose empêche le produit de pénétrer correctement. Le bois neuf exsude encore les résidus liquides du traitement pendant 6 à 12 mois. Si vous saturez immédiatement, vous aurez des zones poisseuses qui n’accrochent pas et des taches irrégulières.

Stocker le bois autoclavé à plat sans ventilation favorise les moisissures superficielles. Empilez toujours les lames avec des cales d’au moins 20 mm tous les 50 cm pour laisser l’air circuler. Un bois stocké à plat sur du béton moisit rapidement à cause de l’humidité par capillarité.

Négliger la pente d’évacuation sur une terrasse crée des flaques qui détériorent prématurément le bois. Même un bois classe 4 imputrescible vieillit plus vite s’il baigne en permanence dans l’eau. Prévoyez 1 à 2% de pente minimum pour que l’eau s’écoule naturellement.

Mélanger du bois autoclavé classe 3 et classe 4 sur le même ouvrage crée des durabilités hétérogènes. Les pièces en classe 3 commencent à pourrir pendant que la classe 4 tient encore parfaitement. Résultat, vous devez tout démonter pour remplacer seulement certains éléments.

Questions fréquentes sur le bois autoclavé

Le bois autoclavé est-il dangereux pour la santé ?

Non, les nouveaux traitements autoclave ne contiennent plus d’arsenic ni de chrome hexavalent qui étaient effectivement toxiques dans les anciennes formulations. Les produits actuels à base de sels de cuivre certifiés CTB-B+ présentent une toxicité très faible. Évitez simplement d’inhaler les sciures lors de la coupe et lavez-vous les mains après manipulation. Le bois traité peut être manipulé sans danger et convient même aux jeux d’enfants selon les normes en vigueur.

Peut-on peindre ou lasurer du bois autoclavé ?

Oui mais pas immédiatement après la pose. Il faut attendre 6 à 12 mois que le bois sèche complètement et que les sels du traitement se résorbent, sinon la peinture n’accroche pas et cloque rapidement. Poncez légèrement la surface avant application, dégraissez avec de l’acétone, puis appliquez une sous-couche spéciale bois extérieur suivie de deux couches de lasure ou peinture microporeuse. Le saturateur reste néanmoins la meilleure option esthétique pour du bois autoclavé car il pénètre sans former de film.

Combien de temps dure vraiment une terrasse en pin autoclavé ?

Une terrasse en pin autoclavé classe 4 correctement posée dure facilement 15 à 25 ans sans problème structurel. La durée dépend surtout de la qualité du traitement initial et des conditions d’exposition. Une terrasse plein sud très ensoleillée vieillit plus vite esthétiquement mais tient aussi longtemps structurellement qu’une terrasse à l’ombre. L’entretien avec du saturateur tous les 2-3 ans peut prolonger la durée de vie à 30 ans en maintenant la beauté du bois, mais ce n’est pas obligatoire pour la solidité.

Faut-il mettre du géotextile sous une terrasse en bois autoclavé ?

Oui, poser un géotextile entre le sol et votre structure de terrasse empêche les mauvaises herbes de pousser entre les lambourdes tout en laissant l’eau s’infiltrer. Préparez d’abord le terrain en enlevant la terre végétale sur 15 cm, compactez, mettez 10 cm de gravier drainant, puis le géotextile, puis vos plots ou dés de béton pour supporter les lambourdes. Cette structure garantit un drainage optimal et évite les problèmes d’humidité stagnante sous la terrasse.

Le bois autoclavé résiste-t-il aux termites ?

Oui, le traitement autoclave classe 4 contient des insecticides efficaces contre les termites et autres insectes xylophages pendant toute la durée de vie du bois. C’est d’ailleurs l’un des grands avantages du pin autoclavé dans les régions du sud où les termites posent de gros problèmes. Le traitement empêche les termites de digérer le bois et les repousse efficacement. Attention toutefois à bien traiter les coupes fraîches avec un produit de coupe, car le cœur du bois exposé par la découpe n’est pas toujours complètement imprégné.

Peut-on brûler du bois autoclavé dans une cheminée ?

Non, il ne faut absolument jamais brûler du bois autoclavé dans une cheminée ou un poêle. Les sels de cuivre et autres composants du traitement libèrent des fumées toxiques à la combustion qui sont dangereuses pour la santé. Les chutes et déchets de bois autoclavé doivent être apportés en déchetterie dans la benne « bois traité » qui part en centre de traitement spécialisé. Ne les mettez pas avec le bois de chauffage ordinaire ni dans votre compost de jardin car le cuivre perturbe la décomposition naturelle.

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