Pour réaliser les jointoiements d’un carrelage extérieur, vous devez attendre minimum 24 à 48 heures après la pose des carreaux, utiliser un mortier spécial extérieur hydrofuge, l’appliquer en diagonale avec une raclette en caoutchouc en remplissant bien les espaces, puis nettoyer l’excédent à l’éponge humide après 20 à 30 minutes. N’oubliez pas les joints de dilatation tous les 16 à 25 m² et en périphérie pour absorber les mouvements dus aux variations de température.
Réussir ses joints de carrelage extérieur, c’est garantir la longévité de votre terrasse ou de votre tour de piscine. Je vais vous expliquer toutes les étapes que nous appliquons sur nos chantiers, avec les erreurs à éviter absolument et les astuces qui font la différence entre un travail d’amateur et une finition professionnelle. Après des centaines de mètres carrés de terrasses jointoiées, je peux vous dire que la qualité du jointoiement détermine largement la durée de vie de votre installation.

Pourquoi le jointoiement extérieur est différent ?
Beaucoup de bricoleurs pensent qu’on peut utiliser le même mortier à joints pour l’intérieur et l’extérieur. C’est une erreur que je vois régulièrement, et qui coûte cher à long terme. Le carrelage extérieur subit des contraintes incomparables avec celles d’un sol intérieur : pluie battante, gel intense en hiver, chaleur écrasante l’été, rayons UV permanents, cycles de gel-dégel qui font éclater les matériaux mal adaptés.
Un joint de carrelage intérieur classique, exposé à ces conditions, va se dégrader en moins d’un an. Il va se fissurer avec le gel, perdre sa couleur sous les UV, devenir poreux et laisser passer l’eau. Une fois que l’eau s’infiltre sous les carreaux, elle gèle en hiver, augmente de volume, et fait littéralement exploser les carreaux. J’ai vu des terrasses entières à refaire après seulement deux hivers parce que le mortier à joints n’était pas adapté.
Les joints extérieurs doivent donc posséder des caractéristiques spécifiques. Ils doivent être hydrofuges pour empêcher toute infiltration d’eau, résistants au gel avec une classe de résistance appropriée (minimum classe 2), insensibles aux UV pour conserver leur couleur, et suffisamment souples pour absorber les dilatations du carrelage sans se fissurer. Ces propriétés ne se trouvent que dans les mortiers spécialement formulés pour l’extérieur.
Sur un chantier l’année dernière, nous avons dû reprendre intégralement une terrasse de 40 m² parce que le client avait voulu faire des économies en utilisant du mortier d’intérieur. Les joints s’étaient complètement désagrégés en six mois, l’eau s’était infiltrée partout, et plusieurs carreaux s’étaient décollés. Refaire le jointoiement seul ne suffisait plus, il a fallu tout déposer et recommencer. Le coût final a été dix fois supérieur à ce qu’il aurait économisé sur le mortier. Cette expérience illustre bien pourquoi on ne plaisante pas avec les matériaux pour l’extérieur.

Vérifier les conditions avant de commencer
Avant même de penser à préparer votre mortier, plusieurs vérifications s’imposent. Le timing est le premier élément déterminant. Vous devez attendre que le mortier-colle de pose soit parfaitement sec avant de jointoyer. Le délai minimum est de 24 heures, mais je recommande systématiquement 48 heures, voire 72 heures si les conditions météo sont humides ou fraîches.
La météo justement, parlons-en. Ne jointoyez jamais par temps de pluie, c’est évident, mais évitez aussi les périodes de gel ou de forte chaleur. La température idéale se situe entre 5 et 25°C. En dessous de 5°C, le mortier ne prend pas correctement et risque d’être endommagé par le gel. Au-dessus de 25°C, il sèche trop vite et vous n’avez pas le temps de travailler proprement. J’ai déjà vu des joints qui tiraient et se fissuraient pendant l’application à cause d’une température de 35°C en plein été.
Vérifiez également que votre carrelage est propre. Pas de traces de colle séchée qui dépassent des joints, pas de poussière ni de saletés entre les carreaux. Si nécessaire, passez un coup de balai, puis d’aspirateur dans les joints. Cette étape peut sembler fastidieuse, mais elle est indispensable pour que le mortier adhère correctement.
Contrôlez l’état de vos croisillons. Normalement, vous devriez les avoir retirés avant que la colle ne sèche complètement. Si certains sont encore en place et affleurent au niveau du carrelage, il faut absolument les enlever. Des croisillons laissés dans les joints empêchent le mortier de descendre correctement et créent des points faibles.
Assurez-vous aussi que votre support présente une pente suffisante pour l’évacuation de l’eau. La norme impose 1,5% minimum, soit 1,5 cm de dénivelé par mètre. Sans cette pente, l’eau stagne sur votre terrasse et finit par s’infiltrer, malgré les joints. C’est un point à vérifier avant la pose du carrelage, mais si vous constatez un problème à ce stade, mieux vaut tout recommencer plutôt que de se retrouver avec une terrasse inutilisable.

Choisir le bon mortier à joints
Le choix du mortier détermine 50% de la réussite de vos joints. Pour l’extérieur, vous avez principalement deux grandes familles de produits.
Les mortiers en poudre sont les plus courants et généralement les plus économiques. Vous les mélangez avec de l’eau selon les proportions indiquées par le fabricant. Choisissez impérativement un mortier étiqueté « extérieur » ou « façade » avec les mentions hydrofuge et résistant au gel. Les grandes marques comme Weber, Mapei ou Sika proposent d’excellents produits. Pour une terrasse standard, un mortier de classe CG2 selon la norme EN 13888 convient parfaitement.
Les mortiers époxy représentent le haut de gamme. Ils sont composés de deux composants à mélanger (résine et durcisseur), offrent une résistance exceptionnelle aux agressions chimiques et mécaniques, sont totalement imperméables, et ne changent pas de couleur avec le temps. Leur seul défaut : le prix, environ trois à quatre fois supérieur à un mortier classique. Je les réserve aux zones très sollicitées comme les tours de piscine, les terrasses de restaurants, ou les allées carrossables.
La largeur de vos joints influence également le choix. Pour des joints de 2 à 8 mm, utilisez un mortier à joints fins. Pour des joints de 4 à 20 mm, prenez un mortier à joints larges qui contient du sable plus gros. Vérifiez toujours sur l’emballage que la largeur de joint que vous prévoyez correspond aux spécifications du produit.
La couleur du joint joue un rôle esthétique important. Un joint de la même couleur que le carrelage crée un effet de surface uniforme et masque mieux les salissures. Un joint contrasté (gris foncé avec des carreaux clairs, par exemple) souligne le dessin des carreaux mais se salit plus visiblement. Pour l’extérieur, je déconseille les joints blancs qui verdissent rapidement avec les mousses et lichens. Privilégiez les gris moyens ou anthracite qui vieillissent bien.
Côté quantité, comptez environ 4 à 5 kg de mortier par m² pour des carreaux de 30×30 cm avec des joints de 5 mm. Pour des carreaux de 60×60 cm avec les mêmes joints, 2 à 3 kg suffisent. Les fabricants proposent généralement des calculateurs en ligne qui vous donnent la quantité exacte selon vos dimensions. Prévoyez toujours 10% de plus pour les pertes et les imprévus.

Les joints de dilatation indispensables
Avant même de faire vos joints classiques, vous devez impérativement prévoir les joints de dilatation. C’est un point que beaucoup de particuliers négligent, et c’est pourtant l’une des principales causes de fissuration du carrelage extérieur.
Le carrelage bouge. Avec la chaleur, il se dilate légèrement. Avec le froid, il se rétracte. Ces mouvements sont invisibles à l’œil nu mais bien réels. Si vous ne laissez pas de place pour ces variations dimensionnelles, les carreaux vont pousser les uns contre les autres, se soulever, ou se fendre. Les joints de dilatation absorbent ces mouvements.
Vous devez installer des joints de dilatation structurels tous les 16 à 25 m² maximum pour une terrasse classique. Concrètement, sur une terrasse de 6 mètres sur 4 mètres, vous ferez un joint de dilatation qui la traverse dans sa longueur ou sa largeur. Ces joints doivent avoir une largeur de 5 à 8 mm et traverser toute l’épaisseur de la chape et du carrelage.
Les joints de périphérie sont tout aussi importants. Ils se situent entre le carrelage et tous les éléments fixes : murs, poteaux, murets, regards. Prévoyez 3 à 5 mm d’espace que vous ne remplirez pas avec le mortier à joints classique, mais avec un mastic souple élastomère ou du polyuréthane. Sans ces joints périphériques, votre carrelage va pousser contre les murs et se soulever.
Pour réaliser les joints de dilatation, plusieurs solutions existent. Les profilés en PVC ou en aluminium s’installent avant la pose du carrelage et créent une séparation nette. Le mastic seul peut suffire si l’esthétique du profilé ne vous convient pas, mais attention à choisir un mastic polyuréthane de qualité, résistant aux UV et aux intempéries. Sur mes chantiers, j’utilise systématiquement des profilés pour les grandes surfaces, c’est plus propre et plus durable.
Ne confondez jamais joint de dilatation et joint de carrelage. Le joint de dilatation reste souple et ne se remplit jamais avec du mortier rigide. Si vous remplissez un joint de dilatation avec du mortier classique, il perd toute son utilité et votre carrelage se fissurera quand même.

La préparation du mortier
Une fois tous ces préparatifs effectués, vous pouvez enfin préparer votre mortier. Respectez scrupuleusement les proportions indiquées par le fabricant. Un mortier trop liquide coulera dans les joints et mettra une éternité à sécher. Un mortier trop épais ne descendra pas correctement au fond des joints et laissera des vides.
Versez la quantité d’eau recommandée dans un seau propre, puis ajoutez progressivement la poudre en remuant constamment. C’est toujours l’eau d’abord, puis la poudre, jamais l’inverse. Utilisez un malaxeur électrique monté sur une perceuse pour obtenir un mélange homogène sans grumeaux. Mélangez pendant 2 à 3 minutes, laissez reposer 5 minutes, puis remélangez brièvement avant l’application.
La consistance idéale ressemble à celle d’une pâte dentifrice épaisse. Le mortier doit tenir sur la truelle sans couler, mais rester suffisamment souple pour pénétrer facilement dans les joints. Faites un test sur une petite zone avant de préparer une grande quantité.
Ne préparez que la quantité que vous pouvez appliquer en 30 à 45 minutes maximum. Au-delà, le mortier commence à prendre et devient difficile à travailler. Pour un débutant, je conseille de préparer de quoi traiter 2 à 3 m² à la fois. Avec l’expérience, vous augmenterez progressivement.
L’application du mortier à joints
Maintenant vient le moment de vérité. L’application du mortier nécessite de la méthode et un peu de rapidité, sans précipitation excessive.
Prélevez une bonne quantité de mortier avec votre truelle et déposez-la sur le carrelage. Avec une raclette en caoutchouc, étalez le mortier en effectuant des mouvements en diagonale par rapport aux lignes de joints. C’est vraiment important : jamais dans le sens des joints, toujours en diagonale. Pourquoi ? Parce qu’en passant dans le sens du joint, vous risquez de creuser le mortier que vous venez de mettre, tandis qu’en diagonale, vous le compactez et le faites bien descendre au fond.
Appuyez fermement sur la raclette pour forcer le mortier à pénétrer dans toute la profondeur du joint. Passez plusieurs fois au même endroit si nécessaire. Les joints doivent être complètement remplis, sans vide ni bulle d’air. Un joint mal rempli est un point faible où l’eau va s’infiltrer.
Travaillez par zones de 2 à 3 m² maximum. Une fois cette surface couverte, raclez immédiatement l’excédent de mortier en passant la raclette en biais, presque à plat, pour enlever le maximum sans creuser les joints. Le mortier que vous récupérez peut encore servir s’il n’est pas trop sec.
Pour les joints larges (plus de 8 mm), faites une première passe pour remplir le fond, laissez tirer 10 minutes, puis repassez une seconde couche pour bien finir le joint affleurant. Cette technique en deux passes garantit un remplissage parfait sans retrait excessif du mortier.
Certains préfèrent utiliser un sac à joint, comme pour faire des pâtisseries. Cette méthode fonctionne bien pour les joints larges ou les carrelages avec beaucoup de relief, mais elle est plus lente. Personnellement, je ne l’utilise que sur des chantiers particuliers, la raclette reste la technique la plus rapide et la plus efficace pour une terrasse classique.
Le nettoyage, étape délicate
Le nettoyage est probablement l’étape où les amateurs font le plus d’erreurs. Il faut intervenir au bon moment, ni trop tôt ni trop tard, avec la bonne technique.
Attendez que le mortier commence à tirer, c’est-à-dire à durcir légèrement. Selon la température et l’humidité ambiante, cela prend entre 15 et 30 minutes. Pour vérifier, touchez le mortier avec votre doigt : il doit être ferme au toucher mais encore légèrement malléable. S’il s’enfonce facilement, c’est trop tôt. S’il est dur comme de la pierre, c’est trop tard.
Commencez par un premier passage avec un chiffon sec, en effectuant des mouvements circulaires amples. Cette étape enlève la majorité du voile de mortier qui reste sur les carreaux. Ne frottez pas trop fort près des joints pour ne pas les creuser.
Ensuite, prenez une éponge propre, imbibez-la d’eau claire, et essorez-la très fortement. L’éponge doit être juste humide, pas détrempée. Passez-la sur le carrelage en effectuant de grands mouvements circulaires, toujours sans appuyer trop fort près des joints. Rincez l’éponge très régulièrement dans un seau d’eau propre, et changez l’eau dès qu’elle devient laiteuse.
Cette opération de nettoyage peut nécessiter trois ou quatre passages avec l’éponge. À chaque passage, le voile de ciment s’atténue. Prenez votre temps, c’est fastidieux mais indispensable. Un carrelage mal nettoyé garde un aspect terne avec des traces blanchâtres difficiles à enlever par la suite.
Si malgré vos efforts, il reste des traces de laitance le lendemain, vous devrez utiliser un produit décapant spécifique. Ces produits à base d’acide dissolvent les résidus de ciment sans attaquer les joints ni le carrelage. Suivez scrupuleusement le mode d’emploi, portez des gants et des lunettes de protection, et rincez abondamment après application.
Laissez sécher complètement les joints pendant au moins 24 heures avant de marcher dessus. Pour une terrasse très sollicitée, attendez même 48 heures avant de remettre le mobilier ou de circuler normalement. Les joints sont encore fragiles pendant cette période de séchage.
Les erreurs à éviter absolument
Certaines erreurs reviennent systématiquement chez les bricoleurs, et elles peuvent compromettre totalement votre travail.
L’erreur numéro un consiste à jointoyer trop tôt après la pose. J’ai vu des gens commencer à jointoyer 4 heures après avoir posé leurs carreaux. Résultat : la colle n’était pas sèche, elle remontait dans les joints, créait un mélange instable, et tout a fini par se décoller. Respectez toujours le délai de 24 heures minimum, c’est vraiment le strict minimum.
Utiliser trop d’eau dans le mélange est une autre erreur classique. Un mortier trop liquide coule au fond des joints sans remplir correctement, laisse des vides, et prend beaucoup plus de temps à sécher. De plus, un mortier trop liquide a tendance à faire des efflorescences de salpêtre qui apparaissent ensuite en surface sous forme de traces blanches. Respectez les dosages du fabricant à la lettre.
Négliger les joints de dilatation est probablement l’erreur la plus coûteuse. Sans ces joints, votre carrelage se fissurera, c’est mathématique. Et quand les fissures apparaissent, il n’y a pas de réparation miracle, il faut souvent tout reprendre. Sur une terrasse de taille moyenne, prévoir les joints de dilatation coûte peut-être 100 euros de matériel supplémentaire, alors que refaire une terrasse fissurée coûte plusieurs milliers d’euros.
Travailler par temps inadapté compromet également la qualité des joints. J’ai déjà vu quelqu’un jointoyer sous la pluie en se disant que ce serait plus rapide puisque l’éponge serait déjà mouillée. Le mortier était complètement délavé, les joints étaient poreux comme des éponges, et toute l’eau de pluie s’infiltrait dessous. Il a fallu gratter tous les joints et recommencer à zéro.
Ne pas nettoyer assez vite l’excédent de mortier rend le nettoyage final extrêmement difficile. Une fois que le mortier a durci sur les carreaux, vous devrez utiliser des décapants chimiques et frotter pendant des heures. Anticipez, et nettoyez au fur et à mesure, zone par zone.
L’entretien des joints extérieurs
Une fois vos joints réalisés et parfaitement secs, un entretien régulier prolongera leur durée de vie. Les joints extérieurs, même de qualité, nécessitent un minimum d’attention.
Nettoyez votre terrasse régulièrement avec un balai-brosse et de l’eau savonneuse. Un nettoyage tous les quinze jours en période d’utilisation intensive évite l’accumulation de saletés dans les joints. Évitez les nettoyeurs haute pression qui peuvent creuser les joints si vous les utilisez de trop près ou avec une pression excessive. Si vous utilisez un karcher, gardez une distance d’au moins 30 cm et ne restez pas statique sur un joint.
Appliquez un traitement hydrofuge sur les joints tous les deux à trois ans. Ces produits pénètrent dans le mortier et renforcent son imperméabilité. L’application se fait au pinceau ou au pulvérisateur sur des joints propres et secs. Comptez une journée de séchage avant de pouvoir à nouveau utiliser la terrasse.
Surveillez l’apparition de fissures ou de zones où le joint se désagrège. Si vous constatez des dégradations localisées, intervenez rapidement. Grattez le joint abîmé sur toute sa profondeur, nettoyez bien, et refaites un nouveau joint avec le même mortier. Une petite réparation de quelques mètres linéaires prend une heure, alors qu’attendre que le problème s’étende vous obligera à reprendre toute la surface.
Pour les taches tenaces ou les traces de mousse, un mélange de vinaigre blanc et d’eau (50/50) appliqué au pinceau, laissé agir 15 minutes puis rincé, fait souvent des miracles. Pour les zones ombragées sujettes aux mousses, un traitement anti-mousse spécifique tous les ans au printemps prévient leur développement.
Réaliser des jointoiements de carrelage extérieur demande de la rigueur et le respect de quelques règles simples, mais le résultat en vaut vraiment la peine. Un jointoiement bien fait protège votre investissement pour des décennies. Prenez le temps de choisir le bon mortier, respectez les délais de séchage, n’oubliez pas les joints de dilatation, et travaillez par temps favorable. Si vous avez le moindre doute sur votre capacité à réaliser ces travaux, notamment pour des grandes surfaces, n’hésitez pas à faire appel à un carreleur professionnel. Le coût de la main-d’œuvre sera largement compensé par la qualité et la durabilité du résultat. Et si vous envisagez d’autres travaux extérieurs, assurez-vous toujours que votre support est parfaitement préparé avant de commencer, c’est la garantie d’un résultat durable.
Foire aux questions
Peut-on jointoyer un carrelage extérieur en hiver ?
Vous pouvez jointoyer en hiver à condition que la température ne descende pas en dessous de 5°C pendant l’application et les 48 heures suivantes. En dessous de cette température, le mortier ne prend pas correctement et risque d’être endommagé par le gel. Si vous devez absolument travailler en période froide, utilisez un mortier spécial temps froid et protégez la zone avec des bâches si nécessaire. Idéalement, attendez une fenêtre météo favorable avec des températures comprises entre 10 et 20°C.
Quelle largeur de joint prévoir pour un carrelage extérieur ?
La largeur minimale recommandée pour un joint extérieur est de 4 à 5 mm, même pour du carrelage rectifié. Les joints plus larges (6 à 8 mm) sont préférables car ils absorbent mieux les dilatations du carrelage dues aux variations de température. Pour du carrelage en pierre naturelle ou du grès cérame de grand format (60×60 cm ou plus), des joints de 8 à 10 mm sont même recommandés. Ne descendez jamais en dessous de 3 mm en extérieur, vous n’auriez plus aucune marge pour les mouvements du carrelage.
Faut-il imperméabiliser les joints de carrelage extérieur ?
Si vous avez utilisé un mortier hydrofuge de qualité, une imperméabilisation supplémentaire n’est pas obligatoire mais reste recommandée pour optimiser la durabilité. L’application d’un hydrofuge de surface tous les 2 à 3 ans renforce la protection contre les infiltrations d’eau et facilite l’entretien. Cette étape est particulièrement importante pour les terrasses en bord de piscine, les balcons exposés à la pluie battante, ou les zones peu ensoleillées où l’humidité stagne. Le traitement se fait sur des joints parfaitement secs, généralement 3 à 4 semaines après le jointoiement.
Pourquoi mes joints extérieurs changent-ils de couleur ?
Le changement de couleur des joints extérieurs peut avoir plusieurs causes. Les efflorescences de salpêtre apparaissent sous forme de traces blanches quand le mortier a été trop mouillé pendant la prise ou si le support était humide. Les mousses et lichens colonisent les joints poreux dans les zones ombragées et humides. Les UV peuvent légèrement décolorer certains joints de couleur vive au fil des années. Pour limiter ces phénomènes, utilisez un mortier de qualité avec un bon hydrofuge, respectez les dosages d’eau, et appliquez un traitement anti-mousse préventif dans les zones à risque.
Comment réparer des joints extérieurs qui s’effritent ?
Pour réparer des joints qui s’effritent, vous devez d’abord gratter complètement le joint abîmé sur toute sa profondeur avec un grattoir à joint ou une meuleuse équipée d’un disque diamant fin. Aspirez soigneusement les débris et la poussière. Humidifiez légèrement le fond du joint avec une éponge pour améliorer l’adhérence. Appliquez le nouveau mortier comme pour un jointoiement classique, en veillant à bien remplir toute la profondeur. Si plusieurs joints sont atteints, cela indique généralement que le mortier n’était pas adapté à l’extérieur, et il faudra probablement envisager un refait complet à terme avec un produit approprié.
Je suis Guillaume, conducteur de travaux indépendant de 47 ans. Avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur du bâtiment, j’ai débuté comme dessinateur-projeteur avant d’évoluer vers la conduite de travaux. En 2025, j’ai lancé maison-specialiste.com, un site web complet dédié à l’habitat, couvrant des domaines variés comme le jardin, les travaux, la décoration, l’énergie et l’immobilier. Vous me retrouverez dans de nombreux articles et si vous souhaitez échanger avec moi, n’hésitez pas à m’envoyer un message ou à poser des questions sur le site.
